« L'homme prédestiné au trône du Manding », c'était le fils de Sogolon Koudouma, que les griots chantent sous le nom de Sogolon Konté, car des devins avaient déclaré au roi de Sosso, Soumangourou Kanté : « Ton vainqueur naîtra au Manding. » C'est pour cela que ce prince fit exterminer les onze frères aînés de Soundiata, chanté par les griots sous les noms de Naré Makan Konaté, Mari Diata ou Sogolon Diata 1.
Première chanson : Un jour sans pareil.
Bî ô bî, bîka di lé é 3 répété plusieurs fois.
Mansa Allah mâ bînyo kondan
Traduction :
Aujourd'hui, aujourd'hui, quel heureux jour!
[pour moi sous-entendu].
Dieu ne m'a jamais fait voir jour plus heureux
2e chanson : La mort est préférable au déshonneur.
Soundiata sî bori dâ, répété plusieurs fois.
Togo
Sâ ka usa malo iye
Togô bâ
Traduction :
Mon fils Soundiata a pu courir (marcher).
Quel honneur !
La mort est préférable à la perte de l'honneur.
[sous entendu]
Quel grand déshonneur!
3e chanson : La vérité ne peut se comparer au mensonge.
Tô tâ dô dji kini sanka béré do dji mâ
Béré goué lé tô sâ à ?
Tô tâ dô dji kini sanka béré do dji mâ
Béré goué lé tô sâ à ?
Traduction :
L'eau du tôtâ (trou) au fond boueux
Ne peut se comparer à l'eau claire.
(ou au fond de laquelle il y a des graviers).
Au figuré : l'enfant adultérin ne doit pas se comparer à l'enfant légitime.
4e chanson : Soundiata est le toit du Manding.
Nyaman nyaman nyaman répété deux fois.
Fin bé iyé dôn nâ
Nyaman dé kodo,
Nyaman ié dôn nâ
Moun fin dé kodô ?
Fo Allah ?
Safouné ta woulou
Woulou mî bê saloune tâ,
Wo tê bôn do kolontô ?
Traduction :
Le tas de paille, le tas de paille
Sert de refuge à tout
Et où peut-il se réfugier lui-même ?
Sous Dieu seulement !
(sous-entendu : Soundiata protégera tout le monde
Mais quel est son protecteur ?
C'est Dieu).
Ce couplet est souvent suivi de la 5e chanson : Soundiata, créateur de bonheur.
Nâ dâ dinyé di iya ?
Soundiata na da dinyé di iya ?
Nâ dâ dinyé di iya ?
Mari Diata nada dinyé di iya.
Traduction
Est venu rendre le monde heureux
[sous-entendu me rendre heureuse]
Soundiata est venu rendre le monde heureux
Mari Diata est venu rendre le monde heureux.
6e chanson : Soundiata s'est armé.
Tôn tâ Diata, répété indéfiniment.
Tôn tâ Manding
Traduction :
Prends le carquois, Diata,
Prends le carquois au Manding
[sous-entendu : pour te distinguer et sauver ton pays].
Soundiata déracine un baobab qu'il va mettre devant la case de sa mère ; tandis que la belle voix de Sogolon Konté avait attiré une troupe de femmes qui formaient un joli choeur, Soundiata, pour consoler sa mère et humilier la coépouse de celle-ci, était allé déraciner un baobab feuillu pour le jeter devant la porte de Sogolon Konté en disant :
Mère, voici des feuilles de baobab, désormais les autres femmes du village viendront en chercher chez toi.
Pour le glorifier séance tenante, sa mère composa et chanta une foule de chansons élogieuses, satiriques ou épiques.
Soundiata est grand chasseur de gros gibier, buffles, kobas, bubales, éléphants, girafes, élans.
Un dicton local dit :
« Dans ta famille, ta soeur et ta mère sont ceux qui t'aiment le plus. »
Sogolon (ou Méniemba Souko) s'offre pour se rendre auprès de l'empereur de Sosso afin de lui arracher le secret de son tènè (l'arme qui seule peut le tuer). C'est une fille charmante, au regard qui envoûte. Elle se met en route avec le griot Bala Fasséké Koité, chargé de la présenter à Soumangourou.
Arrivée devant Sosso. Il est sept heures et demie. L'empereur n'est pas encore sorti de sa demeure. Il faut l'attendre. Ses courtisans sont assis sur la grande place.
Bala Fasséké Koité voit le xylophone de Soumangourou. Il va jouer de cet instrument de musique en chantant les louanges de l'empereur. Celui-ci arrive d'abord furieux, et s'écrie :
Est-ce un génie ou un homme qui joue de mon xylopbone ?
C'est moi, Bala Fasséké Koité
Ah ! c'est bien. Il est bon qu'un homme entende chanter ses hauts faits par un autre. Désormais ce xylophone t'appartient.
Autre exaltation du héros et de tous ses descendants :
Bla mogolandi lé, Bla fin nandi lé. Kouroiissi bd dôn té di Fakoli ké nd mi ti di noté, nâmi to té. Dottrouki bâ ton té di Fakoli ké ndiégui tô di, no tê ndiégui tô té. Fougou bâ dôn lé di Fakoli tôn bala tigi di, noté, tôn la da bâ tigi té. Sôn ni kê diougou le di Fakoli kini bolo diangra a nouman bolo di.Traduction
« Le Bla a de l'attachement pour les personnes et il donne à pleines mains. Comme il portait souvent un pantalon très large, on a cru que Fakoli était cagneux et voulait cacher son infirmité. Il portait toujours un grand boubou, et l'on a cru qu'il avait le dos voûté, ce qui est inexact. Il portait toujours un grand et long bonnet qui le faisait passer pour avoir un crâne difforme, ce qui est inexact. Il donnait tant et si bien que sa main droite est devenue plus longue que sa main gauche. »Fakoli était la terreur des adversaires de Soumangourou. La légende rapporte qu'il a possédé une flèche, laquelle, décochée contre l'armée ennemie, tuait cent hommes à l'aller et cent hommes au retour pour revenir dans le carquois du héros. (Figure symbolique pour dire que Fakoli chargeait en coup de foudre l'ennemi et qu'en allant et en revenant, il faisait de très nombreuses victimes).
La renommée de ce héros était devenue très grande. Elle allait porter ombrage à l'empereur Soundiata.
On raconte qu'il pria ses griots d'attribuer la plupart de ses hauts faits à ce prince, dont il pressentait la jalousie et la colère, précaution qui d'ailleurs ne le sauva pas, car l'empereur du Manding voulut le mettre à mort. Il dut s'enfuir pour lui échapper.
V. De l'influence décisive d'un pacte ancestral.
- Soundiata périt victime de son orgueil. Les Massarin (Keita) et les Foula ou Peuls sont séninkoun 13. Entre eux existe un dio ou pacte solennel que leurs ancêtres, avant de quitter le Ouagadou, ont signé en pressant un breuvage renfermant un peu de terre enlevée sur les tombes de leurs grands disparus respectifs et une goutte de sang prélevée sur le plus ancien de chaque clan. L'esprit de ce serment était :
« Peuls et Massarin ne devront jamais se trahir et, dans la mesure du possible, ils se prêteront secours et assistance. La trahison entre eux constituera un forfait que saura punir l'esprit des anciens disparus des clans Peuls et Massarin. » Ce dio est donc sacré.
Fig. 1. Le village de Kangaba, vu du Service de l'Agriculture.
Cliché Mauny, Photothèque IFAN, C. 55-461.
- Mais la grandeur aveugle l'homme. Soundiata, vainqueur de Soumangourou, venait de rehausser d'une façon exceptionnelle son prestige. Il se considérait comme un demi-dieu auquel rien ne pouvait résister.
Après chaque guerre, il confiait au chef peul de Ouassoulou des boeufs faisant partie du butin. Il était convenu que les bêtes, gardées et élevées par les soins du chef peul, reviendraient moitié à celui-ci, moitié à Soundiata.
Mais l'empereur du Manding avait englouti dans des dépenses toute la part qui lui était revenue.
Fig. 2. La case sacrée et la mosquée de Kangaba.
Cliché Mauny, Photothèque IFAN, C. 55-451
- La défaite et la mort de Soundiata. L'hippopotame, tènè des Wasserin originaires du Manding.
Soundiata réclame encore des bufs au chef peul de Ouassoulou, qui lui dit :
Tu n'as plus rien chez moi, car tu as pris tous les boeufs auxquels tu avais droit.
Non, tu me dois encore des bufs.
Je ne te dois rien.
Sur ce refus du chef peul de lui donner satisfaction, Soundiata prépare une expédition contre le Ouassoulou. On lui rappelle le pacte ancestral qui ne doit pas être violé, mais il méprise tous les bons avis. Par suite, ses guerriers le suivent malgré eux, redoutant eux aussi une punition, conséquence de la violation du dit pacte ou dio.
Avec ses troupes , il traverse le Sankarani, affluent du Niger. Les deux armées se rencontrent. Les troupes de Soundiata fléchissent, reculent. L'armée peule l'accule sur les bords du Sankarani. C'est la défaite du grand empereur, qui, dans sa fuite précipitée, pendant que ses guerriers se noient dans la rivière, ou péniblement la traversent à la nage, se jette avec sa femme préférée dans les flots, qui les engloutissent pour toujours 14. Un hippopotame ayant surgi peu après au même endroit, l'on s'écrie :
« L'empereur, pour ne pas tomber entre les mains de ses ennemis, s'est métamorphosé en hippopotame.»
C'est pourquoi ce mammifère aquatique est devenu le tènè ou totem des Keita et Konaté.- Soundiata et l'ancêtre des griots Koité. Les griots Koité sont des Massarin 15. La légende rapporte que leur ancêtre allait se cacher dans les poils de la poitrine de Soundiata 16 au plus fort de la bataille. Mais pas un Koité ne mentionnera cette circonstance.
- Soundiata épris de sa femme Diouroundi. Tous les hommes, quels qu'ils soient et quelles que soient leurs qualités et leur situation, se laissent entraîner par les femmes dans certaines circonstances ; l'amour les aveugle et souvent les conduit à leur perte, habilement préparée par les femmes. Heureux les hommes qui ne deviennent pas victimes de leur amour passionnel pour celles-ci !
Le vainqueur de Soumangourou était en expédition. On ne sait comment son épouse Diouroundi eut une dispute avec son petit frère, que la tradition nomme Manding Boukari. Ce dernier, dans un accès de colère, donna un soufflet à l'épouse de son grand frère Soundiata.
Voici Diouroundi trépignant de fureur, se mordant les doigts et disant :
Oui! Tu sais que mon mari est loin d'ici ! C'est pourquoi tu me bats. Ah ! qu'il est donc pénible d'être une femme !
Fig. 3. Le sanctuaire du Kama Blo à Kangaba, édifié par Mansa Sama,
descendant de Soundiata, où, au cours d'une cérémonie septennale,
est commémorée la fondation du Mandé et sont récitées les généalogies
mythiques et historiques des Keita, descendants des souverains du Mali (Photo G. Dieterlen).La tradition rapporte que Soundiata, quoique bien loin de son épouse, dit à son armée :
Rentrons, car j'entends les cris de douleur de Diouroundi.
L'empereur rebroussa chemin.
Le jour de sa rentrée dans sa capitale, à quelque distance de là, les griots qui l'accompagnaient se mirent à égrener sur leurs xylophones ces notes encore chantées de nos jours :Diourowndi? Dion di Diouroundi gossi !
Diouroundi ? Dion di Diouroundi gossi?
Tâ bâ, dion di tâ bâ tougoun
Tâ bâ, dion di tâ bâ tougoun?
Soundiata nada dinyé di ya?
Mari Diata nada dinyé di ya?
Londan, Londan?
Sozindiata lé kè da londan di
Manding dé kônô,
Londan, Londan !
Soundiata lé kè da londan di
Manding dé konô,
Londan, Londan!
Mari Diata lé kè da londan di
Manding dé konô,
Londan, Londan !
Soundiata si bori dâ
Togô !
Sâ ka ousa malo ré
Togô bâ !
Soundiata si bori dâ
Togô !
Sâ ka ousa malo ré,
Togô ba !Traduction :
Diouroundi ! qui a battu Diouroundi ?
Diouroundi qui t'a battue ?
Grand incendie qui en est cause ?
Grand incendie qui l'a allumé ?
Soundiata est venu rendre le monde heureux
(sous-entendu : consoler sa femme Diouroundi)
Il est venu apporter le bonheur au monde
Etranger, étranger !
Soundiata a été considéré comme étranger
Dans le Manding!
Étranger, étranger
Soundiata a été pris pour un étranger
Dans le Manding
Étranger, étranger
Mari Diata a été pris pour un étranger
Dans le Manding!
Étranger, étranger !
La race de Soundiata a pris la fuite (au combat)
Quel déshonneur !
La mort vaut mieux que la honte,
Quel grand déshonneur !En entendant ce concert, Manding Boukari demande :
Quel est ce tapage ?
C'est ton grand frère qui rentre pour consoler Diouroundi.
Il disparaît aussitôt, redoublant la colère de Soundiata qui, par la suite, le fait rappeler, mais en vain. Manding Boukari aurait encore ses descendants dans la région de Kita.
Motifs de la case sacrée de Kangaba
Cliché Mauny, Photothèque IFAN, C. 55-453Une erreur des historiens soudanais du Manding. La plupart des historiens locaux, même ceux de Kéla, qui ont l'apanage d'une sorte de Tarikh du Manding et des origines des races noires du Soudan (ou originaires de ce pays), rapportent tout 17 à l'époque où vécut Soundiata Keita (XIIIe siècle), sans doute pour perpétuer la mémoire de ce premier libérateur du Manding de la tyrannie de l'empereur de Sosso, Soumangourou Kanté.
De sorte que ce prince a deux faces : une face historique et une face légendaire, la plus belle, la plus merveilleuse pour l'esprit du Noir.
Soumangourou tué, sa capitale brûlée et son empire annexé, la grande extension territoriale du Manding, tout cela avait donné à Soundiata les vertus d'un homme supérieur, d'un surhomme appartenant autant à la légende qu'à l'histoire.VI. Une explication de l'origine du mot Keita.
Konaté (Naré Makan Konaté), tel était le nom des Massarin de la naissance jusqu'à l'âge mûr 18.
Le diamou ou nom de famille Keita (prononcé Kéta, de ké = succession et ta = prendre, en malinké) aurait été créé en faveur de Soundiata depuis le jour de la défaite de Soumangourou.
« Ké tà, lui a-t-on crié, prends la succession des empereurs du Manding ; elle te revient de droit car, fils de prince, tu as sauvé ton pays d'un asservissement qu'il n'avait jamais connu depuis que le soleil luit.»
FlG. 4. Motifs de la case sacrée de Kangaba. Cliché Mauny, Photothèque IFAN, C. 55-453.
VII. Le Manding, cur du Soudan. Légende du Serpent de Ouagadou.
Le Manding, disent les Mandinka ou Maninka, est le « nombril » ou même le coeur du Soudan, comme La Mecque est le cur du monde musulman et même du monde entier, selon les sectateurs (!) de Mahomet.
N'y a-t-il pas là une énigme ?
La légende du serpent de Ouagadou, dont la tête, repoussant sept fois, fut tranchée par l'amant de la belle Sia, Ahmadou Séfédokoté (ou Ahmadou qui parle peu), et alla tomber au Bouré (d'où l'origine des gisements aurifères de ce pays), et dont la queue brisée, en se tordant, alla choir au Bambouk (origine de sables aurifères de la Falémé et de sa vallée), enveloppe certainement une énigme. Après le dessèchement de ce pays, alors très peuplé, ses habitants durent se disperser pour rechercher des régions plus favorisées. Le plus important groupe d'émigrants alla s'établir au Manding, qui renferme la région du Bouré riche en or; un autre flot migrateur alla se fixer au Bambouk, pays de l'or. La présence de ce métal précieux, découvert par des populations fuyant la famine et la soif, ne devait-elle pas créer une belle légende, dont le merveilleux cacherait la vraie signification ?VIII. Jugement sur Soundiata.
Soundiata a été comparé à l'oseille de Guinée, dont les feuilles et les fruits entrent dans l'alimentation locale et que certains passants cueillent doucement, tandis que d'autres, mécontents 19 les coupent violemment.
Ces gestes sont chantés en ces termes:
Sila da lâ dâ,
Dô i kédi
Do i borondôTraduction :
Sur le bord de la route
Oseille de Guinée qui passe
Les passants doucement
Ou violemment cueillent tes feuilles.IX. Conclusion.
Voilà en résumé la grande et belle figure historique et légendaire de Soundiata Keita, qui est, aux yeux des traditions locales, non seulement le fondateur de la dynastie des Keita, mais le plus brave et le plus grand des Mansa (empereurs ou rois) du Manding.
Mamby Sidibé
Bamako, 1937.Notes
1. Exaltation de Soundiata :
Sin ba kédi Diata Bolo ba kédi Diata nyé ba ti Diala
Diata qui brise la jambe ou le grand bras ou crève le grand il.
2. En ce pays, les ménagères utilisent les feuilles de certaines pfantes (baobab, oseille de Guinée, etc.) dans la préparation de leurs sauces.
3. Ou encore, bî ô bî bînyokon tê (Aujourd'hui, aujourd'hui, ce jour pour moi n'a pas son pareil).
4. Ou bien hâ hala tâ ki iyala
promène-toi armé de ton arc et de ton carquois.
5. On raconte qu'elle prenait le cur et le foie du gros gibier qu'abattait son frère dans la brousse et qu'elle les apprêtait pour les servir à celui-ci revenu de la chasse (rapidité prodigieuse attribuée à la puissance magique de Sogolon Kolonkan).
6. Car l'empereur de Sosso l'aurait fait mettre à mort s'il avait soupçonné en lui le futur chef du Manding.
7. La légende dit du maïs, alors inconnu en Afrique.
8. Les fusils étaient évidemment inconnus au Soudan. C'est une adaptation moderne de la légende.
9. Il va de soi que la situation de fortune de la famille du défunt permet d'augmenter ou de diminuer cette somme.
10. Soumangourou avait 300 ou 333 femmes, selon les traditions locales.
11. Faute que les griots chantent en ces termes : « Quand les 300 femmes de Soumangourou faisaient la cuisine, toute l'armée n'en avait j'amais assez ; mais la cuisine de la femme de Fakoli était si abondante qu'il en restait après le repas de l'armée. »
12. Entre Koulikoro et Niamina.
13. Ils peuvent s'insulter et se dire d'autres grossièretés sans suite fâcheuse (parenté à plaisanteries).
14. Après avoir dit :
« Allah ! Si tu ne m'as pas trompé, fais en sorte que je ne sois pas déshonoré par les Peuls. » Et alors toute son armée, dit-on encore, lui-même et sa femme préférée se seraient pétrifiés dans le lit du Sankarani ou au bord de cette rivière.
15. On rapporte qu'un Niassarin ne doit jamais voir ce lieu de la défaite de Soundiata ; tous les Massarin se gardent d'y aller.
16. Ce qui fait passer ce prince pour un être extraordinaire. Il y a là, sans nul doute, une exagération.
17. Comme certains événements antérieurs ou postérieurs au VIIe siècle sont rapportés au temps où vécut le prophète Mahomet.
18. On raconte qu'autrefois, seuls les vieux portaient le nom de Keita, tous les jeunes celui de Konaté. Cette distinction n'existe plus. Les femmes du clan Keita se nomment aussi Souko.
19. On ne sait pourquoi : il y a la comparaison de deux gestes symbolisant la louange et la critique, un chef quel qu'il soit étant sujet à l'approbation et à la désapprobation de ses sujets.
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